Une oeuvre collective et éphémère sur internet… « Un rhizome ne commence et n’aboutit pas, il est toujours au milieu, entre les choses, inter-être, intermezzo. L’arbre est filiation, mais le rhizome est alliance, uniquement d’alliance. L’arbre impose le verbre « être », mais le rhizome a pour tissu la conjonction « et… et… et… ». » Gilles Deleuze & Félix Guattari, Rhizome in Mille plateaux.
Grégory Chatonsky va donné une réponse à Rhizomes avec Nervures, 2000
Avec Nervures j’ai voulu inverser ce parcours de l’image pour montrer que la consultation de Rhizomes était elle-même territorialisée : ici les images ne sont plus visibles, on s’attache uniquement aux parcours physiques des informations entre les serveurs qui hébergent les images et un poste-client, le mien. J’ai utilisé un logiciel de traçage permettant de visualiser précisément le chemin que parcourt une information pour arriver jusqu’à chez moi. Ce n’est plus un site qui rapatrie des images distantes, c’est la consultation de l’internaute qui se disperse dans le flux du réseau. L’internaute est lui-même territotialisé, localisé grâce à son I.P. (identification of position).
A collective and ephemeral work on Internet… « A rhizome does not begin or end, it is always in the middle, between things, interbeing, intermezzo. The tree is lineage, but rhizome is alliance, only alliance. The tree imposes the verb ‘to be’ but the rhizome’s fabric is the conjunction ‘and… and… and…’.
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[...] “On appellera agencement tout ensemble de singularités et de traits prélevés sur le flux – sélectionnés, organisés, stratifiés – de manière à converger (consistance) artificiellement et naturellement : un agencement, en ce sens, est une véritable invention” [...]
[...] Entre mars 2001 et mars 2001, R. Drouhin a réalisé une oeuvre coopérative nommée Rhizomes qui consistait à faire héberger sur 192 serveurs géographiquement distants 192 fragments d’images qui se recomposaient sur le serveur de Rhizomes pour ne former qu’une seule image. Cette dernière était elle-même une matrice puisqu’elle était une mosaïque d’images d’arbres qui figurait une main. R. Drouhin montre ainsi que la déterritorialisation du réseau ne va pas sans une territorialisation. La visualisation de l’image de Rhizomes est concentrée mais son processus de constitution est décentralisée, dispersée, dissiminée. [...]